La **Belle Époque** incarne, entre 1880 et 1914, une foi inébranlable dans le progrès industriel et la civilisation européenne. Métro parisien, électricité, cinéma, affichistes nouveaux : tout semble prometteur. L'optimisme imprègne la culture, les salons, les cabarets montmartrois. La modernité se présente comme libératrice. La **Première Guerre mondiale** anéantit cette certitude en 1914. Le lien entre ces deux univers n'est pas accidentel : les technologies vantées comme instruments de progrès deviennent armes de destruction — mitrailleuses, artillerie industrielle, gaz asphyxiants. Les tranchées remplacent les théâtres. Le carnage révèle ce qu'on refusait de voir : les nationalismes, l'impérialisme, les inégalités sociales qui fermentaient sous la Belle Époque. Cette rupture s'inscrit dans les œuvres : *Le Feu* de Barbusse documente le choc des combattants en 1916. Après-guerre, les peintres expressionnistes allemands (Grosz, Dix) dépeindront la déchéance urbaine en contraste douloureux avec l'insouciance révolue. La **Belle Époque est brisée par la Première Guerre mondiale** : ce n'est pas érosion graduelle mais collision. L'**illusion du progrès** se fracture, révélant l'abîme qu'elle masquait. Ce moment concentre l'effondrement du monde occidental du XIXe siècle.
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