La musique de Super Mario Bros, signée Koji Kondo, révèle une architecture musicale étonnamment proche du **contrepoint bachien**. Bien qu'aucune influence directe n'ait jamais été documentée, la structure des thèmes de Mario — particulièrement le célèbre motif principal — obéit aux mêmes principes d'**imbrication mélodique** que les inventions de Jean-Sébastien Bach. Kondo, compositeur formé à la musique classique, a instinctivement transposé les techniques de la **polyphonie** au langage du jeu vidéo. Là où Bach entrelace deux ou trois lignes mélodiques pour créer une architecture musicale complexe mais cohérente, Kondo construit des thèmes où chaque **motif élémentaire** reste autonome tout en s'intégrant à un ensemble harmonieux. Cette répétition structurée, cette **mémorabilité par la contrainte**, caractérise aussi bien les Préludes du Clavier Bien Tempéré que les dix-huit secondes du thème de Mario. Le parallèle dépasse le formalisme : c'est l'art de faire résider la grandeur dans la limitation. Bach écrivait pour les capacités des instruments baroques ; Kondo composait pour les seize canaux sonores de la NES. Dans les deux cas, la **nécessité engendre l'élégance**, transformant des contraintes techniques en signatures intemporelles. Une filiation invisible, mais musicalement révélatrice.
Lien probable, faisceau d'indices.