1918–1939
Période de traumatisme et d'effervescence : le surréalisme, le jazz, le Bauhaus, l'existentialisme naissant — une créativité portée par l'angoisse d'une catastrophe pressentie.
L'Entre-deux-guerres (1918–1939) est la période la plus féconde et la plus contradictoire de la modernité culturelle occidentale. Sur les décombres de la Première Guerre mondiale, les années 1920 inventent le jazz, le cinéma sonore, l'architecture du Bauhaus, la littérature de Hemingway et Fitzgerald, les Ballets russes tardifs, le dadaïsme et le surréalisme. Paris, New York et Berlin sont les trois capitales d'une modernité effrénée qui expérimente toutes les formes nouvelles. *Ulysse* de Joyce (1922), *La Montagne magique* de Mann (1924), *Mrs. Dalloway* de Woolf (1925) reformulent le roman en profondeur la même décennie.
La Grande Dépression de 1929 et la montée des fascismes transforment cette effervescence en catastrophe annoncée. Les artistes répondent de façons opposées : certains rejoignent les partis communistes (*Guernica* de Picasso, 1937), d'autres fuient vers les États-Unis (l'exil de Brecht, Schönberg, Mann). Le Bauhaus, fermé par les nazis en 1933, emporte avec lui dans ses valises new-yorkaises les principes du design moderne. Le cinéma parlant — Chaplin, Lubitsch, Lang — devient le premier art véritablement de masse. L'entre-deux-guerres est le moment où la culture occidentale comprend simultanément qu'elle peut tout créer et tout détruire.
La même carte que l'Atlas mondial ↗, à l'échelle d'une vie : sa trajectoire dans le temps, puis la diaspora de son œuvre aujourd'hui.
Le cœur de l'Atlas : les ponts entre disciplines. Survolez un fil, cliquez une figure pour voir ce qui la relie à Entre-deux-guerres — et à quel point c'est établi.
Identité réconciliée — 1 sources d'autorité : Wikidata
L'Atlas ne reproduit pas Wikipédia : il cite ses sources d'autorité et n'ajoute que ce qui n'existe nulle part ailleurs — les connexions cross-domaine réconciliées. Méthode.